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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 16:18

Kalu Saru, 39 ans prépare le repas dans sa maison à Surkhet, à l'ouest du Népal, pendant que son mari Dambar Saru profite du soleil dans la cour. Leurs deux filles, Bishnu, 20 ans et Roshni 22 ans sont aussi occupées près de la maison. On entend aux alentours les bruits de la campagne : bœufs, chèvres et coqs saluent chacun à leur manière le soleil levant

« Bien que j’ai donné naissance à deux filles, ma famille est heureuse et paisible ! » dit Saru


La culture népalaise impose la naissance d’un fils dans une famille. Les parents comptent sur lui pour les aider financièrement quand ils vieilliront, pour pratiquer les rites funéraires quand ils mourront et pour qu’il prenne soin de leurs biens

 

Saru a donné naissance à une première fille deux ans après son mariage arrangé, puis à une deuxième deux ans plus tard. Le couple savait ne pouvoir assumer que deux enfants. Aussi le mari, Dambar, choisit la vasectomie plutôt que de tenter un troisième enfant ou d’abandonner sa femme pour une autre qui lui donnerait enfin un fils

 

« La plus belle chose qui me soit arrivée est que mon mari n’ait pas épousé une autre femme bien que je ne lui ai pas donné de garçon » dit Saru


Mais au bout de quelques mois, la mère de Dambar commença à se plaindre qu’elle n’aurait pas de petit fils. Dambar essaya de lui expliquer qu’il faudrait qu’elle vive avec ce regret et qu’ils n’auraient pas d’autre enfant. Les grands-parents considèrèrent alors leur fils comme mort et obligèrent la famille, qu’ils hébergeaient, à déménager à quelques kilomètres pour éviter le qu’en dira-t-on et les commentaires désobligeants des voisins

 

Ce déplacement eut des répercussions sur la vie de la famille. Par exemple le salaire de Dambar ne suffisait plus à payer l’école privée des deux filles qui durent aller dans une école gouvernementale de bien moindre qualité

 

Mais maintenant cela va bien :

 

« Quelque soit l’opinion de la société ou de la famille, nous, filles, sommes aimés par nos parents autant que si nous étions des garçons » dit Roshni qui va bientôt passer son Bac


Et Kalu Saru essaie de son côté de faire évoluer la culture locale en participant à une ONG appelée « Santoshi Paryar samaj » qui est la seule ONG népalaise à s’intéresser à ce problème précis des femmes rejetées parce qu’elles n’enfantent pas de garçons !

 

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Published by triplegem nepal
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